Quand le désir dépend de « l’approbation » du partenaire

Une des problématiques souvent rencontrée dans les couples, c’est le manque d' »égoïsme sexuel sain » et notamment cette capacité d’être responsable de son désir, maître de ses sensations et de ses envies. Bien sûr cela ne veut pas dire imposer son désir à l’autre, ce serait un extrême. Tandis que l’autre extrême serait d’être « dépendant » du désir de l’autre, de son « approbation ». Comme si à la question « quand désirez-vous le plus votre partenaire? » la réponse était « quand elle/il me désire ».

Ce cas de figure pourrait mener à un fonctionnement de type « attente » de décodage des signes du désir de l’autre et non pas en lien avec la manifestation de son propre désir. Et si les deux partenaires du couple sont dans ce fonctionnement? On peut attendre longtemps… Tellement longtemps que l’intimité sexuelle devient un acte vécu comme non naturel, bizarre, mettant mal à l’aise.

A la base de cette recherche d’approbation se trouve le besoin de se sentir aimé, en sécurité, loin du sentiment d’abandon et de la crainte du rejet. Ces besoins naturels sont souvent enfouis et non partagés avec son/sa partenaire, justement par crainte de se sentir rejeté et mal aimé. Ainsi, les relations sexuelles deviennent un champ de recherche de l’amour et de l’acceptation de l’autre, mais malheureusement cette façon craintive d’aborder le sujet (axé sur les manifestations du désir de l’autre plutôt qu’en lien avec son propre désir), peut déclencher une relation asymétrique dans le couple, où la partenaire peut se sentir « mère » en train d’encourager son « enfant » et pas comme une femme désirante et désirée par son homme (ou l’homme se sentir « père » qui apprend des choses à sa « fille »). Cette asymétrie solde souvent l’échange intime par un échec qui maintient le sentiment de rejet et de carence affective. Et le cercle vicieux est bien mis en place…

Photo by Jiawei Chen on Unsplash

Au contraire si l’on était responsable chacun de notre propre « batterie de désir sexuel »? Qu’on puisse la charger avec les ingrédients qui sont importants pour nous: des moments d’intimité affective avec son/sa partenaire; des touchers sensuels, affectueux, sexuels; avec des lectures ou des films érotiques/pornographiques; avec des fantasmes et scénarios coquins etc. Comme si notre désir était un feu naissant, au moment où l’on a réussi à obtenir des petites étincelles (la petite idée d’une éventuelle intimité sexuelle, une chaleur au bas ventre, des tout petits papillons etc.) qu’on continue à souffler, souffler pour obtenir ce feu qui nous « réchauffe » tellement.

Mais si ce feu ne « réchauffe » pas tellement, alors c’est un autre sujet d’article et un autre protocole de traitement. A bientôt 🙂

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